Depuis la loi HPST (2009), l'obligation triennale de DPC s’impose à l’ensemble des chirurgiens-dentistes exerçant en France, indépendamment de leur mode d’exercice (art. L. 4021-1 du Code de la santé publique). Autrement dit, c’est l’exercice en tant que professionnel de santé qui fonde cette obligation, et non l’appartenance à une structure ou la multiplicité des lieux d’activité.
Ceci étant posé, la question-clé reste : quel impact lorsque vous exercez dans deux, trois, voire plus de cabinets dentaires ? La suite vous éclaire sur les bonnes pratiques et les points de vigilance à adopter.
Le DPC est géré, pour les chirurgiens-dentistes libéraux, via l’Agence nationale du DPC (ANDPC). Lors de l’inscription sur le portail mondpc.fr ou lors de l’actualisation de votre situation professionnelle, il est indispensable d’indiquer un établissement « principal ». Ce choix conditionne plusieurs éléments :
Précision importante : Si vous exercez dans plusieurs cabinets, vous ne devez déclarer qu’une seule identité professionnelle auprès de l’ANDPC, avec une seule adresse de cabinet principal (celle associée à votre inscription RPPS). Les cabinets secondaires ne font l’objet d’aucune inscription DPC distincte.
Pour clarifier les différents scénarios, voici des exemples fréquemment rencontrés :
L’une des spécificités de l’inscription DPC multi-cabinets concerne le financement de la formation. Plusieurs dispositifs peuvent coexister selon vos statuts (libéral, salarié, mixte).
L’ARS et le Conseil de l’Ordre sont chargés de contrôler l’accomplissement du DPC par les professionnels. Pour les multi-cabinets, deux points d’attention majeurs :
| Ressource | Accès |
|---|---|
| Textes de loi DPC | legifrance.gouv.fr |
| Questions administratives DPC | ANDPC - portail officiel |
| Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes | ordre-chirurgiens-dentistes.fr |
| Actualités DPC, recertification et obligations triennales | Ministère de la Santé |
Naviguer entre plusieurs lieux d’exercice impose rigueur et anticipation, mais le système reste pensé pour s’ajuster à la multiplication des cabinets. L’essentiel reste que chaque chirurgien-dentiste bénéficie d’une information claire, d’un parcours de formation adapté, et d’une gestion administrative simplifiée. Bien organisé, le multi-cabinets peut même représenter une richesse : échanges de pratiques, accès à des formations en lien avec des contextes de soins variés, meilleur retour sur investissement professionnel et qualité. La clef ? Rester vigilant sur votre déclaration, jouer la transparence avec tous vos employeurs et partenaires, et tirer parti des outils numériques proposés par l’ANDPC.
Tous les praticiens — qu’ils soient mono-cabinet ou jonglent entre plusieurs sites — partagent la même ambition : renforcer la qualité du soin par une formation continue exigeante et adaptée. En interprétant correctement la réglementation et en tirant profit de chaque opportunité, vous assurez à votre exercice multi-sites la rigueur et l’épanouissement qu’il mérite.