Le DPC, instauré par la loi HPST du 21 juillet 2009, s’est progressivement structuré pour devenir, depuis 2013, une obligation triennale pour tous les professionnels de santé réglementés en France (articles L.4021-1 à L.4021-8 du Code de la Santé Publique).
Pour les médecins généralistes libéraux, le DPC doit répondre à trois objectifs précis :
Référence : Code de la Santé Publique / Agence nationale du DPC.
À ce jour, peu de médecins ont été réellement sanctionnés, mais les contrôles devraient se renforcer les prochaines années, selon les orientations du rapport IGAS (2021) (voir synthèse page 12).
Le DPC ne se limite pas à une case à cocher : il doit s’inscrire dans une logique de pertinence. Cela passe par l’adéquation des thèmes de formation avec les priorités nationales, régionales, mais aussi avec les problématiques de votre exercice quotidien.
Pour le triennal en cours, les pouvoirs publics ont identifié 43 orientations nationales DPC, dont plus de 25 concernent directement ou indirectement la médecine générale (source : Agence DPC). Voici, en synthèse, les thématiques clés privilégiées :
De plus, chaque région médicalise des priorités spécifiques, selon les profils épidémiologiques locaux et les besoins autour de la démographie médicale (cf. ARS et URPS).
Il n’existe pas d’obligation de volume précis (en nombre d’heures ou de modules) : la règle est d’avoir suivi au moins une action DPC validée sur la période de trois ans, avec bien sûr l’incitation à aller au-delà selon les besoins propres.
Non. Depuis la crise Covid, de nombreux modules sont proposés en e-learning, en visioconférence ou en mode hybride. Le tout est qu’ils soient validés DPC.
Pas systématiquement. Seules les formations agréées (et référencées DPC) sont reconnues. Beaucoup de congrès sont hors du référentiel.
Le DPC participe à la démarche qualité globale, mais la procédure d’accréditation (pour actes à risque, spécialités chirurgicales…) et le DPC sont deux dispositifs complémentaires ayant chacun leur circuit propre.
Le DPC évolue avec les politiques sanitaires : anticipation des crises sanitaires, déploiement de la télésanté, adaptation aux besoins du terrain, implication dans la santé publique. Plus que jamais, il s’agit d’un outil de sécurisation de la pratique, mais aussi d’un moyen d’anticiper les grands changements à venir.