Depuis la loi HPST de 2009 et la création du DPC en 2012 (Article L.4021-1 du Code de la santé publique), la formation continue n’est plus seulement un engagement individuel, mais une obligation professionnelle assortie de contrôles. Les autorités de santé sont ainsi garantes :
Sans ce contrôle, le DPC risquerait de se réduire à un simple assemblage de catalogues, sans garantie sur la qualité, voire la sécurité, des pratiques renouvelées.
Plusieurs entités institutionnelles jouent un rôle central dans la structuration et la régulation du DPC :
Pour que la régulation ait du sens, les autorités ne se contentent pas d’édicter des règles. Voici leurs missions centrales dans la vie du DPC :
L’intervention des autorités de santé dans le DPC vise avant tout à renforcer la sécurité des patients et la reconnaissance professionnelle des acteurs de santé. Concrètement, cela se traduit par :
À noter : près de 72 % des médecins libéraux ont satisfait à leur obligation DPC en 2022, taux en augmentation constante (ANDPC). Pour les professions paramédicales, la dynamique est également forte, avec des taux de participation compris entre 60 % et 75 % selon les zones géographiques.
À chaque étape, c’est le principe d’équité, de sécurité et d’amélioration continue qui guide l’action des autorités, loin d’une simple logique de contrôle administratif.
En 2024, le DPC poursuit son évolution. L’affirmation du lien entre formation et impact qualitatif sur les soins va s’accentuer. Les autorités de santé travaillent déjà au renforcement de l’évaluation de l’impact réel des parcours de DPC sur la pratique et les résultats de santé publique. L’ouverture aux initiatives terrain, la co-construction de nouveaux référentiels avec les sociétés savantes, et la simplification des démarches sur Mon DPC sont à l’ordre du jour.
Professionnels de santé, votre implication croise désormais l’engagement de l’ensemble des autorités. Leur objectif : un DPC au service de la rigueur médicale, qui valorise, protège… et vous outille pour demain.