Le DPC est défini par l’article L4021-1 du Code de la santé publique, issu de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) de 2009, réformé en 2016 lors la création de l’Agence nationale du DPC (ANDPC). Ce dispositif réglemente la formation tout au long de la vie des professionnels de santé : il vise à garantir l’actualisation de leurs savoirs, compétences et pratiques (source : Code de la santé publique).
Les médecins (qu’ils soient libéraux, hospitaliers, salariés, remplaçants, retraités actifs…) doivent justifier, tous les trois ans, de leur engagement dans une démarche DPC comportant deux volets : formation continue et analyse des pratiques. La réglementation précise :
Exemple concret : Dr Martin, généraliste, participe à deux e-learning de l’ANDPC en 2022 et 2024 et réalise un audit clinique en 2025. Il répond alors à l’obligation pour la période 2023-2025.
La structure du DPC est comparable, mais les taux de conformité varient fortement. En 2021, seulement 25% des praticiens déclaraient avoir respecté leur obligation (ONCD).
Depuis la loi du 26 janvier 2016 et le décret du 9 mai 2017 (Décret n°2017-894), la procédure DPC leur est systématiquement applicable.
Exemple : Une infirmière libérale effectue deux formations DPC et une participation à un groupe d’analyse de pratiques pendant trois ans : elle peut justifier sa conformité.
Les pharmaciens d’officine, d’hôpital et de laboratoire sont soumis au DPC, en plus de l’obligation de formation continue.
Les préparateurs en pharmacie suivent des règles similaires, contrôlées par leur employeur et l’Ordre.
Sont également concernés : biologistes, manipulateurs radio, ergothérapeutes, diététiciens, psychomotriciens, pédicures-podologues, audioprothésistes… Les règles sont identiques : obligation triennale, contrôle par le conseil de l’Ordre ou, en l’absence d’Ordre, par l’ARS.
La loi prévoit des sanctions, essentiellement ordinales, en cas de manquement : avertissement, blâme, voire interdiction temporaire d’exercer (voir article R.4127-1 et suivants du CSP). À ce jour, les procédures restent marginales faute de contrôles systématiques – mais les pouvoirs publics renforcent régulièrement la traçabilité et les campagnes de vérification (cf. rapport IGA/IGAS, 2023).
Pour le secteur salarié hospitalier, la formation reste une obligation fixée par l’employeur : le DPC s’ajoute, sans se substituer au plan de formation interne.
Le DPC n’est pas qu’une contrainte administrative : il est conçu pour répondre à une double exigence de qualité et d’actualisation professionnelle. Les règles varient selon le métier mais le tronc commun : faire une action DPC par période de trois ans, analysez ses pratiques, justifiez auprès de votre Ordre, et conservez vos attestations. La conformité aux obligations reste aujourd’hui hétérogène selon les professions, mais la tendance est au renforcement des contrôles – et à la reconnaissance de l’investissement formation dans la pratique de tous les jours.
Pour aller plus loin, suivez la veille sur les textes de loi, inscrivez-vous tôt aux sessions DPC, et choisissez des actions qui nourrissent votre pratique quotidienne : la formation, ce n’est pas seulement se mettre à jour, c’est aussi rester acteur de sa profession.