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La montée en puissance des exigences réglementaires et des enjeux de santé publique impose aux médecins d’orienter leurs choix de formation DPC selon des priorités précises pour 2026.
  • Les thèmes prioritaires sont dictés par les orientations nationales publiées par l’Agence nationale du DPC (ANDPC) : prévention, gestion des maladies chroniques, urgence, santé mentale, sécurité des soins et transition numérique.
  • L’accent est mis sur les défis actuels : lutte contre les inégalités de santé, prise en charge intégrée des patients complexes et réponse aux nouvelles organisations du système de soins.
  • L'environnement réglementaire, les recommandations scientifiques récentes et les attentes des patients influencent la hiérarchisation des priorités.
  • La personnalisation du parcours DPC – obligatoire tous les trois ans – s’inscrit dans cette dynamique, mais nécessite une veille régulière sur les évolutions légales et les besoins régionaux.
  • Identifier les thèmes prioritaires permet non seulement d’être conforme, mais aussi d’améliorer concrètement la qualité des soins.
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Comment sont déterminées les priorités DPC pour les médecins ?

Chaque année, l’Agence nationale du DPC (ANDPC) publie des “orientations prioritaires”, élaborées avec le ministère de la Santé, la Haute Autorité de Santé, les Conseil Nationaux Professionnels (CNP) et les Ordres. Ces orientations structurent l’offre de formation, guident l’allocation des financements et s’imposent à l’ensemble des professionnels, quel que soit leur mode d’exercice. Elles s’appuient sur :

  • Les données épidémiologiques (prévalence et impact des pathologies)
  • Les lacunes identifiées dans les pratiques, via les inspections, retours d’expérience, et études de l’HAS
  • Les grandes orientations des plans nationaux de santé (PNNS, plans cancer, plans “Ma santé 2022”, etc.)
  • Les évolutions réglementaires et innovations technologiques (Télémédecine, numérique en santé, etc.)

Ainsi, même si chaque médecin doit personnaliser son parcours DPC, il existe des axes incontournables. En 2023-2025, 50 % des formations validées devaient concerner au moins une orientation nationale prioritaire (ANDPC). Cette proportion sera maintenue en 2026, selon les dernières mentions officielles.

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Les thèmes DPC majeurs en 2026, selon les orientations nationales

La liste des orientations prioritaires a été actualisée pour répondre aux enjeux actuels ; voici les principales thématiques qui structureront la formation des médecins en 2026.

1. Prévention et promotion de la santé : priorité transversale

  • Dépistages organisés (cancers, maladies infectieuses, pathologies chroniques) : Rappelons que la couverture des programmes de dépistage colorectal, du sein et du col de l’utérus reste inférieure aux objectifs de Santé Publique France (par exemple, seulement 47,7% de participation pour le dépistage du cancer colorectal en 2022). Des formations spécifiques visent à renforcer l’efficacité des parcours de dépistage.
  • Vaccinations et gestion de la défiance vaccinale : Les campagnes de vaccination contre la grippe et le Covid-19 ont révélé des difficultés communicationnelles et organisationnelles. Les orientations DPC encouragent donc le développement de compétences sur la recommandation vaccinale, l’éducation des patients et les outils numériques d’aide à la prescription.
  • Obésité, tabac, alcool, troubles du comportement alimentaire : Avec 17% de la population adulte en surpoids ou obèse (source : Santé Publique France), la prévention et l’accompagnement de l’obésité restent résolument au centre des priorités nationales — en lien avec le PNNS 4.

2. Prise en charge des maladies chroniques et soins intégrés

Les maladies chroniques représentent aujourd’hui près de 60% des motifs de consultation en médecine générale. On estime que 20 millions de personnes vivent avec au moins une pathologie chronique en France (HAS 2023).

  • Diabète, hypertension, maladies cardiovasculaires, BPCO : Les parcours coordonnés, la gestion pluriprofessionnelle, l’éducation thérapeutique et la prévention des complications (notamment via les bilans partagés de médication) sont au cœur des priorités.
  • Insuffisance rénale, cancer, maladies auto-immunes : Les thématiques visent tant la dimension clinique (diagnostic précoce, arbitrage entre examens complémentaires) que le suivi dans la durée, en lien avec les recommandations actualisées.

3. Santé mentale et troubles psychiques : une demande sociale croissante

  • Dépistage, prise en charge précoce de la dépression, prévention du suicide : La prévalence des troubles anxio-dépressifs en France a atteint 23% chez les 18-75 ans post-crise Covid (CoviPrev, Santé Publique France, 2023). De nombreux médecins se sentent peu outillés, malgré leur rôle pivot.
  • Psychotraumatismes, troubles de l’enfant, troubles addictifs : Ces sujets sont renforcés dans les priorités DPC pour répondre aux enjeux sociétaux et législatifs (lois de protection de l’enfance, prise en charge des violences conjugales).

4. Urgences, sécurité des soins et gestion des risques : socles réglementaires

  • Réanimation, gestion des situations critiques : Les recommandations du Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE) insistent sur la nécessité de formations régulières sur l’arrêt cardio-respiratoire et les accidents vasculaires cérébraux.
  • Sécurité transfusionnelle, gestion des alertes sanitaires : Les crises sanitaires récentes (Covid-19, monkeypox, tensions sur l’approvisionnement sanguin) ont renforcé l’enjeu de séances spécifiques au sein des parcours DPC.
  • Qualité et sécurité des prescriptions (antibiotiques, psychotropes, opioïdes) : Les plans de lutte contre l’antibiorésistance et le mésusage des médicaments sont associés à des orientations dédiées.

5. Soins palliatifs, douleur et accompagnement de la fin de vie

L’évolution de la législation sur la fin de vie (loi Claeys-Leonetti, débats parlementaires en cours), ainsi que la montée en charge des soins palliatifs à domicile, haussent les besoins de formation sur la gestion de la douleur, le dialogue éthique avec les patients et leurs familles, et la coordination mobile.

6. Numérique en santé, e-parcours, et nouvelles technologies

  • Dossier médical partagé (DMP), messagerie sécurisée, téléconsultation : La feuille de route numérique Ministère/Assurance Maladie/ARS fait de l’appropriation de ces outils une obligation pratique et déontologique. Les formats hybrides de formation (présentiel et distanciel) sont encouragés.
  • Cybersécurité, RGPD, gestion des données patients : Le nombre de signalements de cyberattaques dans la santé ayant doublé en 2022 (ANSSI), les thèmes liés à la sécurité informatique et la sensibilisation aux risques sont désormais des incontournables.
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Maladies émergentes et réponses aux enjeux sociétaux : vers de nouveaux axes DPC

Face aux évolutions démographiques et aux nouveaux risques, plusieurs thèmes prennent de l’importance dans les orientations 2026.

  • Préparation à la gestion de crise et santé environnementale : Pandémies, canicules, pollutions et exposition aux perturbateurs endocriniens entraînent la création de modules DPC transversaux. La santé environnementale fait désormais partie des référentiels à intégrer dans sa pratique quotidienne.
  • Santé sexuelle, violences et discriminations : L’ANDPC vise un renforcement de la formation sur la prise en charge des personnes victimes de violences (notamment intrafamiliales), la prévention des discriminations (LGBTQI+, accès aux soins des personnes en situation de handicap), et la santé sexuelle sous l’angle du consentement et de l’éducation.
  • Médecine de parcours, coordination pluriprofessionnelle : Les CPTS (Communautés Professionnelles Territoriales de Santé) et les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) disposent d’orientations ciblées, avec un accent sur la communication pour le patient et la transmission de l’information entre professionnels.
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Adapter votre parcours DPC à votre exercice et à votre territoire

Tous les médecins n’ont pas les mêmes besoins. Les orientations nationales sont un socle, mais il est déterminant d’intégrer les spécificités de son territoire ou de ses populations cibles. Quelques exemples :

  • En zones rurales ou sous-dotées : le développement des compétences en télémédecine, la prise en charge des soins non programmés (notamment la traumatologie et la pédiatrie d’urgence), et la gestion des situations de crise sanitaire locale sont fortement encouragés.
  • En contexte urbain dense ou socialement défavorisé : les formations sur la prévention des maladies infectieuses, le dépistage des pathologies psychiatriques et l’accès aux soins dans des contextes multiculturels sont renforcées.
  • Pour les spécialités à recours spécifique (gériatrie, pédiatrie, gynécologie, addictologie, etc.) : une attention particulière doit être portée aux actualisations de recommandations, à la prise en charge non médicamenteuse, et à l’interdisciplinarité.
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Comment anticiper les évolutions et choisir avec discernement ?

En 2026, la mise en conformité DPC impose de valider au moins deux types d’action (formation, analyse des pratiques professionnelles, gestion des risques) sur la période triennale (Décret n° 2019-17 du 9 janvier 2019).

  • Actualisez votre veille : l’ANDPC, l’Ordre des médecins, les sociétés savantes publient chaque été les mises à jour des orientations (notamment via les newsletters officielles et espaces personnels DPC).
  • Analysez votre pratique : audits, retours de patients, réunions de pairs : identifiez vos “angles morts” à partir de cas vécus.
  • Adaptez-vous au calendrier régional : certaines ARS imposent des thèmes prioritaires ou organisent des campagnes de formations mutualisées (ex : gestion des épidémies locales, formations sur le repérage de la précarité).
  • Articulez votre plan DPC avec vos environnements de travail : CPTS, MSP et hôpitaux publics organisent des groupes de formation continue à accès simplifié.
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Des outils pour optimiser sa démarche : où trouver les bons programmes ?

  • Le site de l’ANDPC (www.agencedpc.fr) centralise toute l’offre de formation, avec recherche par thème, région, format, et calendrier des prochaines orientations.
  • Le portail MonDPC (www.mondpc.fr) permet de s’inscrire directement, suivre ses attestations, et demander la prise en charge financière.
  • Les sociétés savantes et CNP : la Fédération des Collèges de Spécialistes, les sociétés comme la SFGG, SFMG, CNGE, etc. publient chaque année des synthèses de priorités, des webinaires, et des modules e-learning accrédités.
  • Le Répertoire National des experts et formateurs DPC (mesdpc-expert.fr) facilite le contact avec les intervenants de terrain, souvent mobilisés sur des situations professionnelles concrètes.
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Pour aller plus loin : intégrer le DPC comme levier d’évolution professionnelle

  • Identifier les thèmes prioritaires ne se limite pas à valider une obligation règlementaire : c’est l’opportunité d’anticiper les évolutions de votre spécialité, de sécuriser vos pratiques et d’augmenter votre attractivité (notamment en exercice coordonné ou libéral).
  • La montée de l’accréditation, notamment pour les spécialités à risque (anesthésie, chirurgie, urgences), encourage le croisement de plusieurs axes DPC pour maximiser l’impact sur la qualité des soins.
  • Les organismes DPC adaptent désormais leurs formats : pédagogie active, simulation, audits interactifs, peer review. Choisissez ceux qui favorisent la réflexion critique et l’adaptation au terrain.

À l’aube de 2026, le DPC demeure un allié stratégique pour l’excellence médicale. La qualité du choix des thèmes, leur adaptation à votre pratique et à celles de vos collègues, et la capacité à intégrer dans le temps ces apports, sont clés pour renforcer la sécurité, la pertinence et la satisfaction des soins. Rester informé, c’est aussi rester acteur du changement dans un système de santé qui se transforme : vous êtes au cœur des défis, mais aussi des solutions.

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